Réduire la place de la voiture individuelle dans les trajets domicile-travail profite à chacun. Voici les bénéfices et les actions possibles, selon que l'on agit en tant que particulier, entreprise ou collectivité (EPCI).
Changer ne serait-ce qu'une partie de ses trajets - vélo, covoiturage, transports en commun, marche, télétravail - allège le budget, fait du bien à la santé et réduit l'empreinte environnementale.
Soit environ 8 850 €/an pour un ménage (1,5 voiture en moyenne). Les alternatives - vélo, covoiturage, transports en commun, marche - allègent fortement ce budget, et le forfait mobilités durables peut en plus rapporter jusqu'à 600 €/an, net d'impôt.
Aller travailler à vélo ou à pied y contribue directement : baisse du risque cardiovasculaire, meilleur sommeil, moins de stress et de fatigue.
Chaque trajet reporté sur un mode actif ou partagé réduit le CO₂, la pollution de l'air et le bruit. Voir le détail sur la page Impacts.
Agir sur les trajets domicile-travail, c'est à la fois un levier RH, économique et environnemental. Le forfait mobilités durables en est l'outil phare.
Un avantage net, sans cotisations ni impôt : pouvoir d'achat pour le salarié, levier d'attractivité et de fidélisation pour l'employeur, et moins de places de parking à financer.
Des salariés plus actifs sont en meilleure santé et plus disponibles. La mobilité douce contribue au bien-être au travail.
Réduire les trajets en voiture diminue les émissions liées à l'entreprise et nourrit concrètement la démarche RSE.
Créé par la loi d'orientation des mobilités (2019), le FMD permet à l'employeur de prendre en charge, de façon facultative, les trajets domicile-travail effectués en modes alternatifs. Il est exonéré de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu dans ces limites (montants 2026). Obligatoire dans la fonction publique d'État et hospitalière, soumis à délibération dans la fonction publique territoriale. Mise en place par accord collectif ou décision unilatérale de l'employeur (après consultation du CSE), souvent via un « titre-mobilité ».
Saisissez votre ville et votre effectif : l'estimation s'appuie sur le profil de déplacement réel de la commune (données INSEE).
Estimation sur 220 jours travaillés/an, trajets aller-retour, profil modal moyen de la commune. Ordre de grandeur.
À l'échelle d'un territoire, la planification de la mobilité s'inscrit dans le PCAET (plan climat-air-énergie territorial), que l'on peut faire converger avec le PPBE (bruit) - comme le propose l'ADEME.
Choisissez une commune ou un territoire sur la page Calcul pour voir ce coût extrapolé à sa population active.
Réduire le trafic améliore la qualité de l'air (donc la santé publique) et favorise l'activité physique au quotidien.
La mobilité est un levier majeur pour atteindre les cibles de baisse des gaz à effet de serre et des polluants du territoire.
Moins de trafic, c'est moins de bruit et des espaces publics plus apaisés et plus agréables à vivre.
Une offre de mobilités douces et de transports en commun renforce l'attractivité du territoire pour les habitants et les entreprises.
L'étude du Forum Vies Mobiles chiffre le coût complet du système voiture à 305 Md€/an pour la France (données 2023). En répartissant ce montant au prorata de la population active occupée (soit environ 11 355 € par actif), on l'extrapole au territoire sélectionné sur la page Calcul. Choisissez une commune, un département ou une région pour afficher l'estimation. Il s'agit d'un ordre de grandeur.
Gain estimé si des actifs se rendant aujourd'hui au travail en voiture adoptaient un mode bas-carbone (transports en commun, vélo, marche, covoiturage). Choisissez le territoire ; il reprend par défaut celui sélectionné sur la page Calcul.
Hypothèse : report d'une part des trajets voiture vers des modes bas-carbone. 220 jours travaillés/an, facteur 120 g CO₂/km, profil modal INSEE du territoire. Ordre de grandeur.
Le plan climat-air-énergie territorial (PCAET) est obligatoire pour les EPCI à fiscalité propre de plus de 20 000 habitants. Il fixe des objectifs et un programme d'actions sur le climat, l'air et l'énergie - la mobilité y tient une place centrale. L'ADEME propose de faire converger ces actions avec celles du plan de prévention du bruit (PPBE), pour une planification plus performante, en s'appuyant sur l'expérimentation de six territoires.